La question de l’eau trop dure
Une eau dure est une eau qui contient beaucoup de sels dissous, notamment du magnésium et des sels de calcium (le calcaire, le carbonate de …). A contrario, une eau douce n’en contient pas beaucoup. Le degré de dureté de l’eau varie naturellement en fonction de la géographie : l’eau de la région parisienne est très dure avec une forte concentration en calcaire (jusque 900 milligrammes de calcaire dissous par litre d’eau).Inversement, l’eau du Massif Central, des Vosges et du Massif Armoricain (Bretagne) est beaucoup plus douce avec moins de 200 milligrammes de calcaire dissous par litre .
Contrairement à certains appareils électroménagers qui s’entartrent, notre corps accepte très bien le calcaire de l’eau. La présence d’ions calcium dans l’eau aurait même tendance à faire baisser le risque de formation de calculs rénaux. Donc pas de souci, côté santé.
En revanche, côté lessives, l’eau dure a tendance à diminuer les qualités détergentes des savons et des lessives. On a donc tendance à ajouter plus de lessives dans une eau dure… pas bon pour l’environnement.
Côté canalisations, chaudières, robinets ou ballons d’eau chaude, quand l’eau est ni trop douce, mais juste un peu dure, une couche protectrice de carbonate de calcium se dépose sur les parois. Cela a un effet isolant bénéfique aux équipements et préserve la qualité de l’eau.
En revanche, l’eau dure entraîne des dépôt de tartre, c’est-à-dire du calcaire qui se sédimente doucement.
A l’inverse, si votre eau est trop douce, elle devient corrosive et va ronger les canalisations créant un risque de fuites, et donc d’infections par des bactéries.
Ce qui est dangereux est surtout que des canalisations corrodées, selon leur matériau, vont diffuser du plomb, de l’étain, du cuivre, etc. dans l’eau. Une eau trop douce, n’est donc pas bonne pour la santé et les équipements de la maison.
La question des nitrates
Les nitrates constituent la cause majeure de pollution de l’eau souterraine, en France et partout dans le monde. En France, cette concentration de nitrates dans les eaux est issue aux 2/3 de l’agriculture du fait des pratiques intensives de l’épandage d’engrais azotés et de lisier.La Bretagne, zone d’élevage intensif de porcs notamment, est très touchée. Plus généralement, les zones les plus affectées sont les plaines alluviales qui reçoivent l’eau des grands bassins versants où il y se pratique beaucoup d’agriculture intensive.
Les collectivités locales (22 %) et de l’industrie (12 %) sont les autres sources majeures de la pollution aux nitrates.
Cette présence de nitrates ne remet pas en question la qualité chimique et bactériologique de l’eau qui est très adaptée à la consommation humaine. En effet, l’eau qui nous est distribuée est filtrée et nettoyée pour être à 100% potable. Si ce n’était pas le cas, cela poserait des problèmes : car à hautes doses les nitrates sont toxiques pour l’homme.
Vous pouvez cependant, si vous le souhaitez, prendre le soin de filtrer vous-même l’eau du robinet à l’aide de filtres qui sont vendus dans le commerce. La boutique consoGlobe vous propose d’ailleurs plusieurs modèles de carafes ou de filtres très faciles à utiliser.
Sans contamination, la teneur en nitrates des eaux souterraines est de 0,1 à 1 milligramme par litre.
De nos jours, l’eau contient souvent plus de 50 milligrammes de nitrates par litre, qui est pourtant la norme retenue par l’Organisation mondiale de la santé. D’où le traitement anti-nitrates systématique par les distributeurs d’eau.
- Les régions les plus touchées par la pollution aux nitrates sont le Centre, la Bretagne, la Champagne-Ardenne, le Poitou-Charentes et l’Île-de-France.
- L’eau potable alimente 93% des Français et respecte en permanence les limites règlementaires en matière de pesticides.
Les deux géants mondiaux du traitement de l’eau sont Suez Environnement et Veolia Environnement[1].
Le renforcement de la désinfection
Dans le cadre de ses activités d’amélioration de la qualité des eaux produites et distribuées, la CDE s’assure du renforcement de la désinfection des eaux à la sortie des unités de production et dans les réseaux de distribution, en rehaussant la dose de chlore dans les réseaux à 0,5 mg par litre.
La désinfection est l’étape finale du traitement de l’eau. Elle permet de garantir la qualité microbiologique de l’eau. A la sortie de l’unité de production, on cherche à protéger l’eau pendant son transport jusqu’à l’usager. La protection est assurée par le maintien dans l’eau d’une petite quantité de désinfectant destinée à combattre les pollutions bactériologiques qui pourraient advenir dans le réseau de distribution.
Sur les grands réseaux de distribution (cas de Douala et Yaoundé), il existe des postes de chloration relais pour éviter un surdosage de désinfectant à la sortie du site de traitement tout en garantissant la qualité jusqu’au point de puisage.
• Le nettoyage et la désinfection des ouvrages de stockage
La CDE a mis en place un plan d’action de nettoyage et de désinfection de tous les ouvrages de stockage de l’eau dans toutes ses Directions Régionales. Ce plan d’action de nettoyage qui a démarré en 2008 se poursuivra avec une fréquence minimale d’une fois par an.
Sur le plan de la réglementation, le nettoyage et la désinfection des réservoirs sont une obligation réglementaire et permettent de :
- Préserver la qualité de l’eau et participer à son amélioration
- Réduire les doses de l’Hypochlorure de Calcium (HTH) utilisées pour la désinfection des eaux
- Contribuer à la préservation de l’outil industriel
- Limiter les risques de contamination
- Respecter la réglementation
Ces actions réalisées par la CDE ont permis de :
- Résorber le nombre de non conformités de la qualité des eaux distribuées
- Renforcer la sécurité sanitaire des systèmes de production et de distribution d'eau dans les centres
- Optimiser la consommation des produits de traitement.[2]
Ruben G.
[2] Caremounaise de l’eau http://www.la-cde.com/ameliorer-la-qualite-de-leau.html
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